Le loup en France

1/17/2006

introduction : présentation de notre sujet





Bonjour a tous!

Nous allons pas l'intermédiaire de ce site internet répondre a la question suivante :
comment cohabitent les loups et les Hommes au 21ème siècle en France ?

Pour y répondre nous allons d'abord voir ou se situent les loups en France et leur date d'arrivée sur notre territoire national, puis nous aborderons la légende du loup en france et les siècles de peur qui nous précède. Nous verrons par la suite les problèmes qu'engendre la présence du loup sur certains sites et les solutions aportées a ceux-ci.

La peur du loup :

Dans toutes les sociétés de chasseurs et d’agriculteurs primitifs, le loup était un frère. C’était une créature respecté, voir même un être envoyé par un « dieu » pour enseigner la chasse aux hommes. La crainte du loup à une origine religieuse. En effet avec l’apparition de la domestication et de l’élevage, le loup devint la « peste » du vieux testament qui le dépeint comme le « diable noir ». Les conflits entre les loups et les hommes sont dût à l’augmentation de la population humaine. En effet l’homme vit dans des espaces ouverts et son accroissement naturel le pousse à déboiser pour survivre. Hors, les loups vivent principalement dans les forêts. L’arrivé de l’élevage n’a pas arrangé les choses. En effet, le loup s’attaque aux bétails qui sont une cible facile.

L’histoire regorge de mythe et légende, mettant en scène le loup dans la peau d’un animal féroce : mythe du loup-garou, bête du Gévaudan …
Ici, nous allons étudier cette dernière légende :



Le mythe de la Bête du Gévaudan :

Une Bête mystérieuse et sanglante : L' histoire se déroule dans la seconde moitié du XVIIIe siècle dans la région du Gévaudan. Bien qu'assimilé à un loup, la science continue de s'interroger sur cette bête mythique.

L'histoire :
Pendant le péridode du 30 juin 1764 au 19 juin 1767, plus de cent attaques meurtières ensanglantèrent le Gévaudan (actuel Lozère), l'Auvergne, le Rouergue et le Vivarais. Chaque mois, de nouvelles victimes s'ajoutaient à la liste , principalement des femmes, des jeunes filles et des enfants des deux sexes. Les témoignages et les récits des survivants désignaient un loup de grande taille. Mais l'état des corps et les blessures suggéraient une bête bien plus particulière et sanglante.
Face l'impuissance des autoritées local et des habitants, M. Duhamel, capitaine-major de Clermont, reçoit du Gouverneur militaire du Languedoc, M. de Montcan, l'ordre de lancer une chasse au monstre. De nombreux loup sont tuées sans que le massacre ne s'arrête. Malgré la volonté de Duhamel et de ses hommes, l'expédition punitive est un désastre, la bête s'en prend de plus en plus aux hommes. Par cet échec ,Duhamel est remplacé par les Denneval père et fils, célèbres louvetiers, puis par Antoine de Beauterne, porte-arquebuse du roi, accompagné de quatorze garde-chasse et de quatre chiens de la louveterie royale. Le 21 septembre, dans le bois des Dames de l'abbaye royale des Chazes, en Auvergne, Beauterne abat un grand loup. Disséqué puis embaumé, il sera présenté à la Cour comme la bête du Gévaudan. Le 4 octobre, un autre loup est chassé, le 14, une louve est abattue, les 15 et 17, deux louveteaux sont mis à mort. Les attaques cessent et le pays se croit délivré... Jusqu'en décembre 1765, où deux femmes sont attaquées, un enfant blessé et une fillette tuée.
Mais, officiellement, la bête est morte et la Cour refuse d'écouter les nouvelles doléances. Alors on s'organise localement ; appâts empoisonnés et battues alternent avec les pèlerinages, tandis que la liste des victimes s'allonge : six morts en 1766, dix-huit au cours des six premiers mois de 1767. Le 19 juin, Jean Chastel, « un enfant du pays », tue une bête « qui parut être un loup, mais un loup extraordinaire et bien différent par sa figure et ses proportions des loups que l'on voit dans ce pays » (extrait d'une lettre de monsieur de Ballainvilliers, intendant d'Auvergne) ; une louve est abattue le 27 juin, et l'affaire de la bête est dès lors jugée terminée. En réalité, c'est la récurrence des crimes qui amena à penser à l'existence d'une entité unique : jeunesse des victimes, en général de sexe féminin, typologie des mutilations et des blessures (décapitation, scalp, morsures de la face ou du crâne), présence d'un animal sur les lieux du drame, consommation des restes. Quel que soit ce ou celui, au singulier ou au pluriel, qui se dis- simule sous ce nom, la bête devint une réalité tangible, construite à l'aune des observations et des battues et à même de fournir une interprétation à une série d'événements perçus comme anormaux. Mais toutes les victimes sont-elles imputables à une même cause ou faut-il y voir un effet d'entraînement tendant à attribuer à un même être, dans un espace géographique qui se détermine peu à peu comme le « rayon d'action » de la bête, toute mortalité, y compris celle qui, dans un autre contexte, recevrait une explication différente ? Peu importe, car au regard de cette affaire, le sens que la bête généra à l'époque fut plus révélateur que toute autre interprétation, y compris celle du loup mangeur d'homme.

introduction relatif aux loups en France:

Les loups sont revenus en France a partir des années 1990. Ils ont fait leur réapparition dans le parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes) .Ils sont venus en provenance des Alpes Italien duquel ils n’ont jamais disparus.




Voyons à présent où se situent les loups.
La population des loups en France était importante il y a de cela 500 ans environ grace aux nombreuses forêts et montagnes reculées présente sur le territoire Français.De nos jour ils ne peuvent exister que dans les hautes montagnes comme les alpes a cause des trop nombreuses infrastructures dûes à l'Homme. Ils vivent principalement dans les alpes reculés comme le montre cette carte.



De plus ; depuis ces 10 dernières années leur population ne cesse de croitre. Ils sont actuellement 120 avec une croissance d’environs 30% par an. Leurs préservation n'est possible que grace aux politiques de protection de l'espèce ,l'exemple ci dessous des effectifs du parc du Mercantour.



(vous pouvez cliquez sur les images pour les agrandir)

















Le loup est-il un danger pour les habitants ?

Contrairement à ce qui a été dit dans le mythe, le loup ne serait pas un danger pour les habitants puisqu'il est inoffensif pour les randonneurs. Cela pourrait même être un aspect positif puisque certaines personnes proposent l'idée de développer un tourisme d'observation. Le loup ne présente pas un grand risque pour les habitants car il ne descend pas dans les villes, il ne s'attaque qu'aux troupeaux.



Le loup tue des troupeaux.

Le loup a tué 3.655 bêtes, dont 50 bovins, dans les Alpes françaises en 2005 au lieu de 2.785 bêtes dont 10 bovins en 2004, affirme la FDSEA de l’Isère dans un bilan annuel publié jeudi.

Selon le syndicat, le nombre d’attaques dans les Alpes françaises est monté cette année à 888 contre 633 en 2004 et la chasse au loup a coûté de plus en plus cher. Le responsable de la section ovins de la FDSEA, Patrick Rolland, demande que "le loup ne soit plus une espèce protégée et que l’on lance rapidement une forte régulation de cette espèce car les éleveurs ne supporteront plus les reculs du gouvernement".
La présidente de la section Isère de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (FRAPNA), Sophie D’Herbomez-Provost, reconnaît que la population des loups a progressé pour atteindre une centaine d’individus dans les Alpes françaises.
Sans disposer de bilan des attaques pour toutes les Alpes, elle estime que les cas de prédations, malgré l’augmentation des moyens de défense, ont progressé notamment en Haute-Savoie et en Savoie. "Le loup descend dans les fonds de vallée, dans les plaines, près des fermes, et s’attaque à de petits troupeaux beaucoup plus difficiles à défendre", a-t-elle dit.
La FDSEA cite l’exemple de la traque d’un loup suspecté d’avoir tué 13 jeunes bovins entre mai et août dans le canton de Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère). "L’équivalent de 800 jours de travail de gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et 400 journées de louvetiers, agents privés et chasseurs ont été nécessaires pour tuer un loup. Cela a coûté une fortune aux contribuables", a affirmé M. Rolland.

Le loup tue donc de plus en plus de bêtes chaque année. Il faut alors trouver des solutions pour remédier à ce problème et aider les paysans victimes de ces attaques.


Pour finir, en réponse à la problématique : comment vivent les loups et les hommes aujourd'hui en France?

Nous avons pu voir que malgrès des relations conflictuelles durant de nombreux siècles, le loup arrive aujourd'hui à imposer sa présence sur le territoire français grâce aux politiques de réinsertion et à la tolérance des habitants, essentiellement montagnards qui pour certains, acceptent de remettre en cause des siècles de croyance et supportent la présence du loup .Comme nous l'avons soulignés dans l'exposé cette présence a des avantages et des inconvénients, le but étant de trouver le juste équilibre afin que chacun puisse cohabiter en toute tranquillité.
Nous pouvons maintenant affirmer que les Hommes et les loups français se sont trop longtemps battus pour de vieilles querelles, mais que la tournure actuelle des événements laisse planer un souffle d'espoir quand à la prochaine réinsertion et cohabitation de l'Homme et du loup sur une plus grande partie du territoire français, dans les siècles a venir.


Les solutions proposées .

Le parc national du Mercantour a proposé les solutions suivantes dans le but de limiter les dégats sur les troupeaux bovins :

-L'aide pastoral, personne qui a pour rôle de renforcer la surveillance des troupeaux. 43 % des personnes interrogées ont approuvé la solution d'un gardiennage permanent des troupeaux.

- La présence d'un chien de protection dans tous les troupeaux : par exemple, chez nos voisins italiens, la garde est assurée par la présence de chiens de protection. Une aide financière est attribuée pour l'achat d'un chien et un suivi est réalisé lors du développement du chiot. L'utilisation de tels chiens ne constitue pas une garantie totale contre les agressions, mais elle permet de diminuer de façon très significative le nombre d'attaques et surtout le nombre de brebis tuées par attaque.
Cette solution est approuvée par 50 % des personnes interrogées.

- Indemnisations des dommages :
Pour chaque bête tuée et après expertise, le berger est remboursé 1,5 fois le prix de la bête tuée. Mais ce système peut inciter à des abus. Cette solution est proposée par 13 % des personnes interrogées.

- Les parcs de rassemblement fixes ou mobiles qui permettent de faciliter la surveillance et qui peuvent également jouer un rôle dissuasif. 51 % des personnes interrogées sont pour la création d'enclos de nuit.

Les organisations professionnelles agricoles proposent aussi :

- La capture de tous les loups qui se trouvent actuellement dans les montagnes des Alpes-Maritimes ;
- La création en dehors des zones d'élevage d'un ou de deux parcs animaliers de grande surface dans lesquels les loups capturés pourraient être introduits (approuvée par 14 % des personnes interrogées) ;
- Une surveillance constante de ces parcs pour éviter que les loups puissent s'en échapper et causer des dégâts aux troupeaux ;
- Un plan départemental d'amélioration des équipements des alpages et de leurs techniques d'exploitation, afin de favoriser le développement des activitées pastorales et la reconquête par l'élevage des estives abandonnées.

Les personnes interrogées ont proposé les solutions suivantes :
- 26 % sont pour la limitation du nombre de loups.
- 14 % sont favorables à son élimination en France.

Voici le graphique représentant les solutions proposées par les personnes interrogées:








Le loup pose donc des problèmes à cause de son impact négatif sur l'élevage. Il est pourtant difficile d'affirmer que sa cohabitation avec le pastoralisme est impossible car les mesures de protection des troupeaux ne sont pas toujours appliquées par l'ensemble des éleveurs et certains les refusent totalement. La question de la cohabitation entre loup et élevage est toujours d'actualité et implique directement le problème de la protection du loup sauvage sur le territoire français.

(source : 172 personnes ont été interrogées en répondant à un questionnaire écrit ou en remplissant un formulaire sur Internet)